Parmi les nouvelles tendances, celle du bio-équitable joue un rôle de premier ordre sur la scène Lingerie. Au-delà des teintes pastel, couleurs nature et discours flatteurs, une véritable réflexion est menée sur les questions de développement durable, de textile écologique et de fibres d’origine naturelle. De nombreuses marques ont pris les devants et innovent en la matière.

● La lingerie : matières toxiques ●

La fabrication des sous-vêtements pose, comme tous les vêtements d’ailleurs, le problème des conditions de travail des ouvriers et l’impact écologique de pratiques de fabrication toxiques  comme la teinture.

Sans parler de l’utilisation d’une matière ni écologique ni respectueuse de la santé : le coton. Le coton est une plante qui a besoin d’énormément d’eau pour commencer, 20 000 litres d’eau sont utilisés pour produire 1 kg de coton. Ensuite on l’arrose bien souvent (et copieusement) de pesticides, avant de l’envoyer en transformation. Pour fabriquer une culotte, l’empreinte écologique est de 18 kg (équivalent carbone). Mais surtout, la fabrication de la lingerie a un enjeu spécifique pour la santé. Les sous-vêtements sont en contact direct avec la peau et les muqueuses, ils doivent être naturels et sains.

Deux tiers des produits textiles (source Greenpeace) contiennent des perturbateurs endocriniens comme les nonylphénols et les phtalates.

● Comment choisir sa lingerie bio ?●

Privilégier les produits/teintures labellisés Bio, Ecocert, Oeko-Tex. Ce dernier label garantit l’absence de substances dangereuses pour la santé et l’environnement (nonylphénols, métaux lourds, pesticides, phtalates, colorants allergisants…). Les vêtements certifiés portent la mention “Confiance textile”.

Préférer les matières écologiques (qui ne demandent pas une surconsommation d’eau et d’engrais non plus)

  • coton bio (avec modération)
  • soie
  • Petite précision : le bambou « naturel » est rare : il s’agit dans l’immense majorité des cas de viscose de bambou. Il n’est pas naturel mais n’a pas besoin de beaucoup de pesticides et d’eau, ni d’une grande surface pour grandir, contrairement au coton.